Armande Oswald " Comme si c'était Hier " - MKProd
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Art – Peinture Acrylique sur Toile

ARMANDE OSWALD 

« Comme si c’était Hier  » 

Du 30 Mars au 26 Juillet 2020

Hôtel – Restaurant La Prairie****
9, Avenue des Bains – 1400 Yverdon-les-Bains

Maillots Rayés – Acrylique Sur Toile
2006 – 86 x 92 cm 
CHF 3’200.00
Présence – Acrylique sur Toile
2019 – 70 x 80cm
CHF 3’000.00
Entre Poire et Fromage – Acrylique sur Toile
 2006 – 86 x 93cm
CHF 3’000.00

 

 
Armande Oswald dans son atelier – Photographiée par Anne Ramseyer 

LISTE DE  PRIX 

Armande Oswald dans son atelier
Biographie

Armande North est née le 07 juillet 1940 à Neuchâtel dans une issue d’une famille d’artistes : ses parents, son frère ainsi que ses grands-parents ont tous œuvré dans le domaine des arts plastiques. Cependant, Armande Oswald ne se destine pas à une carrière artistique. Diplômée de l’École des Arts décoratifs de Genève, elle travaille tout d’abord en tant que graphiste, notamment au sein de la compagnie théâtrale La Tarentule pour laquelle elle crée affiches, costumes et scénographie. 

Entre 20 et 30 ans, elle pratique la gravure et obtient une bourse d’étude d’un an à Paris dans l’atelier de Stanley William Hayter. À son retour, elle se lance dans le dessin. Puis, lors de séjours en Italie, vers 50 ans, elle commence à peindre, activité qu’elle exerce toujours en 2020.

Armande Oswald vit à Cortaillod et travaille dans son atelier à Neuchâtel et à Montalcino ( I ) .

Expositions personnelle
 

2020 – Hôtel La Prairie**** – Yverdon-les-Bains – MK Prod.

2019 Galerie Hofstetter – Fribourg ( FR ) 

2018 Galerie Jonas de Cortaillod ( NE )

2016 Galerie Jonas Cortaillod (NE)

2014 Galerie du Soleil Saignelégier

2013 Galerie Hofstetter Fribourg

2013 Galerie Jonas Cortaillod (NE)

2010 Galerie Hoffstetter Fribourg

2009 Galerie Jonas Cortaillod (NE)

2008 Galerie des Amis des Arts, Neuchâtel

2008 Galerie Artesol, Soleure

2006Galerie Jonas à Cortaillod, Neuchâtel

2005 Galerie Oilier a Fribourg

2004 Galerie Art-Contact a Rolle VD

2003 Galerie des Amis des Arts à Neuchâtel

1998-02 Galerie Arts et Lettres a Vevey

1993 Galerie Bertram a Borgdorf Berne

1992 Galerie Brot und Kase a Soral Genève

1992 Musée des Beaux-Arts de la ville du Locle

1989-90-94Galerie Numaga a Auvernier NE

1979-83 Galerie Ditesheim à Neuchâtel

1976 Galerie 2016 a Hauterive NE

Expositions collectives

  2015   » Cap North  » Galerie Arts Anciens Montalchez ( NE )

  2011 « Born » Galerie C, Neuchâtel 

 2009 « Ex-votos » Galerie La Nef, Le Noirmont.

 2008  « Peinture fraîche », Galerie des Amis des Arts, Neuchâtel

 2007  « 68ème Biennale », Musée des Beaux-Arts, La Chaux-de-Fonds               ( NE)

 2006  « Boursiers de la Fondation Irène Reymond », Musée Arlaud,                         Lausanne

 2005  « Impression-expérimentation III », Musée Jurassien des Arts à                      Moutier

 2005  « lntra-Muros, Extra-Muros » à Yverdon-les-Bains.

 2002  Galerie Art-Contact à Rolle

 2002 « Big is Beautiful », Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel

 1993-97 Biennale de La Chaux-de-Fonds

 1991  « Art in Switzerland » à Madison, lndianapolis, Washington

 1990  « Le rêve du peintre », peintures à même les cimaises.

           Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel

 1988  « Génie de la Bastille », Porte ouverte à l’Europe à Paris

 
Armande Oswald vu par : Jean-Bernard Vuillème

          Dans l’univers pictural chatoyant d’Armande Oswald, le mouvement de la vie épouse les contours du rêve. On est dans le monde et à côté du monde, au cœur de la vie et déjà dans le flou des nostalgies. Dans la plénitude de l’instant et dans l’inquiétude de sa trace. La vie se déploie comme une draperie de songes. Quel que soit le point de vue, il y a toujours quelque chose qui danse et quelque chose qui flotte. Les derniers travaux de l’artiste font thème de ce mouvement au cœur de son œuvre depuis des années. Voici donc en guise de danse picturale des bannières qui flottent et des lessives du Sud accrochées sur nos têtes.

          Rien de plus antinomique avec l’univers onirique d’Armande Oswald que la bannière et son affirmation identitaire. Sinon qu’elle flotte. Le sens symbolique dans motifs se dilue en s’alliant au mouvement. La bannière se fait voile. Elle flotte ici dans l’euphorie d’un parc d’attraction au milieu des cris des gens qui jouent à se foncer dedans. Ils veulent du mouvement et des chocs, du mouvement et l’art d’éviter les chocs. Il y a près d’un siècle qu’ils ne lassent pas de s’auto-tamponner.

          Mais ce chaos de trafic conçu pour les chocs le grand bal des étendards, des danses colorées et frénétiques que le regard et la touche d’Armande Oswald transcendent et une agitation différente, une sorte d’esthétique du mouvement.

          Les Lessives du Sud suspendues à travers les rues suggèrent moins d’agitation. Par absence de vent ou par vent léger, ces formes étales semblent se reposer des corps qu’elles habillent et qu’elles couvrent. Déployés tels des étendards au ras des toits, sur la rue, raps et vêtements pendent sur les têtes et flottent au gré des vents. Ils ne tourillonnent pas. Tout juste s’ils sont parcourus d’un frisson. Ils sèchent et ne sont déployés qu’à cet effet, mais l’œil du passant s’en nourrit. Des couleurs et des formes. Des formes qui évoquent des corps, des bustes, des bras, des jambes, des intimités. Des journées de travail. Des soirées magiques. Des nuits dans les draps. Et tout cela accroché à la corde aux yeux de tous, comme une image projetée des hommes des maisons.

          Souvent sans contact avec la ruelle elle-même, le traitement pictural d’Armande Oswald s’approche d’une abstraction. Le déploiement hasardeux des lessives structuré par l’horizontalité des cordes donne lieu à une composition que l’œil pourrait presque saisir sans identifier des formes. Pour flotter et danser dans le ciel de la peinture comme les ombres lumineuses d’un peuple invisible.